Mardi 6 novembre 2007

J’ai voulu être habité par le démon en me rendant à Salem, au-dessus de Boston. On m’avait promis sorcières, fantômes et autres icônes farfelus mais je n’y ai rien vu. Peut-être aurais-je dû m’y rendre mercredi dernier ?

La ville de Salem est devenue célèbre en raison de ses sorcières. En 1692, plusieurs personnes et deux chiens, accusés de sorcellerie, furent exécutés. Je vous invite à vous renseigner sur cette curieuse histoire ; des dernières études prouvent que le LSD y a joué un grand rôle...

MD.

par Duboisé publié dans : Blogzine
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Jeudi 1 novembre 2007

  J’aime bien la poiscaille ; alors quand j’ai su qu’il y avait un grand aquarium à Boston, je m’y suis rendu illico… Go !

MD.

par Duboisé publié dans : Blogzine
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Mardi 30 octobre 2007

News du jour :

Aujourd'hui, non loin de mes cours, il y avait la RED SOX Parad !

J'explique pour les non-initiés :

" If you don't like the Red Sox team, you can go out."

En clair : les Red Sox sont l'équipe n°1 à Boston ( http://boston.redsox.mlb.com ). Et cette équipe de baseball vient de gagner le championnat du monde de baseball (The team's World Series victory is now Boston !)

La ville était donc aux deux couleurs de l'équipe. C'est un peu comme quand l'OM gagne (gagnait) le championnat de France de foot. L'équipe marseillaise descendait (descendra) en fanfare la grande rue (la Canebière). Les trois quarts des gens portaient le maillot des Red Sox ; dans le métro, des hurlements de joie surgissaient de partout.

Bon. Voilà pour les explications. 

J'ai tenté vainement (à plusieurs reprises) de regarder un match des Red Sox à la télé et... j'ai trouvé un nouveau somnifère.

Il ne se passe rien.

Pourtant je suis rodé : j'ai suivi quelques bons matchs de foot de la Coupe de France, genre Nice/Guingamp ou Toulouse/Nancy... où les tirs se transforment en drops, les centres en tirs, les contrôles en passes à l'adversaire... Mais là, c'était le néant. Le batteur n'a pas touché une fois la balle. Il ne s'est rien passé, 600 $ la place pour les supporters...

Ce matin, j'ai sympathisé avec Ahmed, un Turc. C'était énorme. Il ne comprend rien, mais RIEN à la langue de Shakespeare. Pire que moi. On est lol tous les deux. Cela fait huit ans qu'il vit à Boston ! 30 minutes à lui expliquer la question «  Where were you born ? »

La prof s'arrachait les cheveux ! Il répondait à chaque fois une sorte de « I wa bor in 1920... »  La prof a tenté vainement de m'expliquer qu'il devait se référer à son propre calendrier, une sorte de calendrier turc, non grégorien. Ce qu'elle n'a pas compris, c'est qu'il donnait la date du traité de Sèvre qui mettait fin à l'Empire ottoman (un des plus grands empires), et à la fondation de la République turque quelques années plus tard...

Jeudi, je vais manger de bons kebabs dans son restaurant...

MD.

par Duboisé publié dans : Blogzine
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Lundi 29 octobre 2007

Je suis, il est vrai, d’un tempérament moqueur (légèrement,,, très, très, légèrement…) ; Certes, je me contiens souvent, surtout à l’étranger quand je m’y rends. C’est indécent de se moquer d’autrui. Il n’y a, en effet, pas pire qu’un Français qui s’exporte ; mais là, en l’occurrence, je dois dire que j’ai quelque fois un peu (a little) de mal... 

Dois-je raconter un peu mes matinées aux US ?

OUI !

Réponse unanime.

Je poursuis donc.

Mais je bornerai mes boutades juste à mes matinées.

Pour améliorer mon anglais, je prends quelques cours le matin. Comme chacun le sait, mon anglais se passe de commentaires… J’ai le niveau d’un Américain de 2 ans, et encore… Je suis donc des cours de Structure pendant 1h30 durant lesquels je me bouche le nez pour qu’on puisse me comprendre.

La prof (une charmante Bostonienne, 115 kg, 1m50, 26 ans, aimant l’accent Irish, qui adore le film Le seigneur des anneaux (son préféré, à 26 ans, c’est dire…), et qui rigole également de honte quand je lui demande si elle picole dans les pubs irlandais… Bref, une personne très gentille, surtout quand elle passe 15 minutes à expliquer aux Latinos la prononciation du verbe mordre au Simple Past) dispense ses cours avec bonne humeur. Her favorite author, si j’ai bien compris, est le JRR Tolkien (logique…) mais non JK Rowling, rich and famous…

Dans les cas extrêmes, je me contiens, grimace, lève les yeux ou ferme ma bouche pour obstruer mes contractions abdominales.

Vendredi, on m’a demandé d’écrire ce que j’ai fait à Boston. Un classique du beginner 2 (my level).

Ça donna à peu près ça (attention) :

Last week, I visited Boston. I followed The Freedom Trail. I walked, I saw skyscraper. I was very happy ! I saw also whales! The sea was blue and the weather was warm

Un truc niais, mais niais… mon dieu (oh my god) !

Elle est contente: je progresse.

Pour enfoncer le clou, on a du homework…

Eh, eh !... la prof m’a demandé ce que je lisais juste après avoir soutenu ma remarquable composition du dessus. Sans doute époustouflée par cette prouesse, elle attendait une réponse à la hauteur de mon texte…

J’ai répondu sans attendre : « I read American Psycho, in english… ». Réponse simple, nette et précise…

La tronche de la prof à ce moment là…

Résultat des courses: « Oh my goôôoôoôod !… You read American Psycho ??? » avec l’accent en ouin, ouinnnnnn...

« Yes. », ai-je dit en sortant les crocs.

Depuis, je ne suis plus embêté.

Dicton : "So you never know what will happen…"

Ils insistent pour qu’on se déguise tous mercredi…. La citrouille percée de trous va envahir chaque trottoir. On va rigoler.

Ceci dit, I love USA.

Next trip : New York  !!

MD.

par Duboisé publié dans : Blogzine
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Mercredi 24 octobre 2007

Ah, là, là… on est bien loin du Vieux Nice et de ses petites traverses… Aux ruelles étroites s’élèvent des monstres de béton couronnés de milliers de points lumineux. 

Un petit tour aussi dans le Chinatown où il y règne une agitation frénétique…

 

 

 

 

 

 

MD.

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Lundi 22 octobre 2007

AH ! Je profite de mon blog d’auteur pour vous montrer quelques photos de Boston (côte est des Etats-Unis). En effet, contre toutes les attentes, j’y suis pour quelques temps… 

Tel un bon touriste, j’ai suivi The Freedom Trail, un joli parcours à travers la ville. J’espère qu’à travers ses photos la sensation d’écrasement vous sera aussi forte que la mienne. Une avalanche de buildings colossaux se hérisse dans le Downtown, mélangeant architecture moderne et ancienne. Un régal pour les yeux !!! Go !

Un premier échantillon de photos:

 

 

 

 

 

 

 

 

MD.

par Duboisé publié dans : Blogzine
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Mardi 2 octobre 2007

Quelques difficultés à me connecter ces derniers temps... J'ai fini par résilier mon abonnement. Mais ce n'est pas la seule raison car je m'exile quelques temps outre-Atlantique. Allez, un dernier extrait avant mon départ. On arrive aux derniers chapitres de Grégoire ;-D ; S'il vous manque un peu trop, mon p'tit Greg, il y a pas mal d'extraits en début de blog. A +.

  

"Elle s’essuie les yeux face à ma désinvolture, portent ses mains à son visage durant longtemps ; de longues minutes s’écoulent, des gouttes de tristesse s’amassent peu à peu au creux de ses joues et éveillent un lourd chagrin insatiable. Elle me jette un regard lointain comme si elle voulait, par cette conduite résignée, m’oublier définitivement de sa mémoire. Alors, dès lors, je sens que je l’ai perdue et qu’elle m’en voudra à mort, à supposer que l’on se revoit. Elle prend son manteau d’un geste rapide et sort du studio en larmes.

   J’entends ses pas rapides descendre l’escalier, puis la porte de l’immeuble claquer. 

    Après son départ, j’éteins la chaîne hi-fi. Je me rallonge sur le lit, mon thorax craque encore. Je me sens épuisé. Epuisé par toutes ces douleurs qui me harcèlent de jour comme de nuit. Epuisé par cet accident qui m’obsède et par tout ce que je ressens. Contre toute raison, je n’éprouve pour cette fille qu’un sentiment d’échec. Chaque fois qu’un événement important se produit dans ma vie, je m’aperçois que j’ai toutes les peines du monde à évoquer mes problèmes à quelqu’un. Je ne sais pas pourquoi. Peut-être que, si je savais mieux écouter les personnes qui m’aiment, je me comprendrais moi-même. J’arriverais à une réponse cohérente à mon égard, par telle ou telle explication."

MD.

par Duboisé publié dans : Extraits de Grégoire, étudiant
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Mercredi 12 septembre 2007

Je saute cinq chapitres et vous propose un extrait du chapitre : « Un accident au regard des autres ». Encore un peu d’humour avec un Greg profiteur dans une soirée, avant des pensées plus sombres…

 

 

  " J’attrape un comptoir, euh… non, une table.

   Sans attendre j’engloutis un véritable repas : des toasts au saumon, au pâté, au tarama, tartinés d’œufs de lump, des tranches de saucisson, une demi-douzaine de parts de pizza, des chips salés, des chips de crevette, des poignées de cacahouètes, de la feta à l’huile d’olive étalée sur des biscottes, du pâté en croûte, un assortiment composé de biscuits soufflés, de feuilletés salés, de mini-canapés et de délicieuses gaufrettes, suivis de pissaladières, d’un bon verre de punch, de tartelettes fourrées à la crème, aux oignons, aux pistaches avec ensuite, par bouchées énormes, des amandes grillées, des noix de cajou, des noisettes fines et salées, des olives noires, vertes, farcies d’ail, des cornichons à pleine main, des parts de pain surprise, des cubes de fromage et de petites mouillettes imbibées de brandade ou bien d’anchoïade et de tapenade verte. Puis je dévore une bonne douzaine de petites saucisses rehaussées de moutarde forte, que je pique par-ci par-là. Des boudins créoles viendront ensuite.

   Après ces enfantillages, j’attaque de front un quadruple apéro : un gin-tonic chargé, un whisky sec, une piña colada sans glace (j’adore ça), et deux doigts de coco punch-daiquiri que je dose lourdement avec ce qui ressemble à une bouteille rectangulaire de Cointreau. J’accuse un peu le coup puis, allez savoir pourquoi, ensuite, je me concocte une sangria locale après en avoir délicatement enlever toutes les écorces d’orange. Sous-entendu : j’avais encore soif.

  Ouf. Ça va mieux !

   Entre-temps, Jean Claude m’annonce la venue de Filou. Filou, c’est le genre de mec dont j’ai une sainte horreur. Le genre que je ne peux pas encadrer : imbuvable parce que trop prétentieux. Tout le contraire de moi ! Il porte une simple chemise, soyeuse, avec un pantalon en velours noir, cheveux en brosse.

   « Salut les gars, nous lance-t-il d’un air ravi, la gueule écarlate. La forme ?

   -   Ouais, dit-on."

MD.

par Duboisé publié dans : Extraits de Grégoire, étudiant
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Lundi 10 septembre 2007

Bien souvent, quand on lit un roman, un article ou un texte quelconque, sans qu'on s'en rende compte, le style imposé par l’auteur - court, long (de type balzacien) - insuffle du rythme ou bien de la langueur. J’ai voulu dans Grégoire, étudiant varier les styles afin de coller au mieux à l’action. Comme presque la totalité du roman est au présent de l’indicatif, contrairement aux temps du passé, on ne peut différencier par le temps du verbe une action courte d’une action qui perdure ; c'est-à-dire l’équivalent du passé simple et de l’imparfait. Il faut alors plus de subtilité pour donner du rythme.  Deux extraits montrent ainsi ces variations de style ; l’un est celui du quatrième de couverture (que vous avez déjà lu !) et l’autre une description d’une course de voitures qui se situe dans le Var. Pour le premier, j’enchaîne deux phrases longues (qui représentent des descriptions de lieux), deux mots, une phrase courte, un mot, puis une phrase très courte et une phrase longue. Viennent ensuite deux mots, une phrase courte et une phrase de conclusion ; tout ceci souligne la pensée rapide du narrateur, et sa faculté d’associer au plus vite ses idées/pulsions lorsqu’il scrute une piste de danse qui regorge de « gonz ».

Rappel du 4ème de couverture :

"C’est donc au prix de nombreux efforts que j’accède à un promontoire en transe, qui ne cesse de s’ébranler. De là, je repère deux gonz plutôt pas mal, dont l’une tient une mini-caméra et filme, semble-t-il, la piste de danse. Détail important : elles sont toutes les deux blondes. Forcément. Vous allez rire : en me dirigeant vers elles, je croise une vieille connaissance d’origine norvégienne qui me présente deux ploucs formant, selon son laïus, un couple si heureux qu’ils vont sûrement faire des mioches après un mariage réussi mi-octobre. Sans commentaire. Je les évite et fonce tête baissée. La raison de ma venue est pourtant claire : je veux baiser."

Autre exemple concernant cette fois une course de voitures; la dernière phrase conclut là encore le paragraphe :

" Alors, comme lui, à l’identique, je me mets à conduire comme un fou, cramponné au volant, sans lever le pied, pris dans une détermination d’ivrogne que je ne contrôle plus. Je n’ai ainsi plus qu’une volonté : lécher ses phares et le doubler. A nouveau, on attaque les rugueux coudes d’asphalte du Cap Roux et je fonce plein pot quelle qu’en soit l’issue. Vite. Très vite. Toujours plus vite. Jusqu’à ce que mon châssis s’ébranle. J’accélère comme un forcené. Je serre les dents, tout passe : je rattrape petit à petit les lumières rouges sporadiques."

MD. 

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Dimanche 9 septembre 2007

Un pied dans le néo-nazisme, l’autre dans la folie - ou plus exactement dans la schizophrénie, Edward Norton (du moins son nom) m’inspira pour trouver le nom du principal pub du Vieux Nice où Greg et sa bande séviront. Il y a six ans je découvrais cet acteur impressionnant dans deux de ses meilleurs rôles au cinéma. J’en tirais le Norton’s club. Les autres noms de pubs dérivent de vraies enseignes niçoises. Le MacDowell, quant à lui, fait référence à l’actrice anglaise si charismatique (qui excelle dans Harrison's Flowers).

Court extrait :

Dans le MacDowell, un pub irlandais au sens où on l’entend, je place Ulla de façon à ce qu’elle ne me dise plus rien – c’est-à-dire contre le groupe de musique (je n’ai malheureusement pas le choix.) Tandis que le groupe nous défile dans les oreilles, un serveur roux, tout chétif, rampant et du genre obséquieux, s’occupe de nous. Il nous sert deux bières mousseuses. Silencieusement, on les boit. Et à mesure que mon verre se vide, je regarde Ulla. Et, en la regardant de face, je la trouve pas si mal. Elle est blonde platine, coupée court, ses lèvres sont fines et sensuelles, et pour finir deux grands yeux bleus adoucissent son visage rectangulaire."

Marc Duboisé.

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