PRESENTATION du livre Grégoire, étudiant

Lundi 1 janvier 2007

Je voulais, pour donner le change à Grégoire, des personnages féminins bien distincts, aux allures et aux moeurs si différentes qu'il est impossible de ne pas y trouver un certain charme et de la sympathie. Je me suis vite aperçu qu’il me fallait pour ces personnages des caractères et des physiques très différents avec, chaque fois, une perception de l’amour, des hommes et de la sexualité qui diffèrent clairement.

Trois personnages féminins passent au crible durant le livre : 

Marlène : un caractère bien trempé, proche de celui du narrateur.

Ulla : Suédoise, très attachante. Romantique et aimant la France. Son seul tort est d’être tombée amoureuse de Grégoire.

Sonia : elle incarne tout le charme de certaines filles de la Côte d’Azur ; un charme dirons-nous… paradisiaque (hum...).

Extrait du 2eme chapitre, lorsque Grégoire revoit Sonia :

"La dernière fois que je l’ai vue, elle me semblait plus rondelette. Impossible de ne pas contempler son cul maintenant. Tant mieux. Il est magnifique et très bien proportionné avec sa taille. Je regarde plus en détail le reste du corps, la tête : mollets galbés, cheveux toujours très noir, maquillage précis, presque trop sur les paupières (dommage qu’elle n’ait pas relevé ses cheveux en chignon, je préfèrerai.) Elle porte des chaussures à talons hauts (outrageusement pointus) et un tailleur gris clair ultra-chic, un peu sexy, mais pas de quoi s’esbaudir – ou se taper le bidon avec des oursins."

Marc Duboisé.

Par Duboisé
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Mardi 2 janvier 2007

Pour satisfaire aux exigences humoristiques, il me fallait deux personnages masculins du même âge que Grégoire mais radicalement différents : un winner et un looser.

Le premier se devait d’être beau, intelligent et fortement désirable auprès de la gente féminine. Bref, un jeune gars irrésistible comme il en existe peu a Nice ! (ce n'est pas moi qui le dis, je vous le promets...) Je n’ai cependant pas résisté à l'envie de lui coller un prénom vieillot : l’éternel prénom Jacques.

Le deuxième personnage, plus complexe, demeure plus proche de Grégoire et s’appelle Jean Claude. Il accumule les quiproquos, les plans foireux et parle vulgairement lorsqu’il s’exprime mais, contrairement au personnage de Jacques, il évoluera au cours des chapitres.

Extrait :

"D’abord, Jean Claude, c’est tout le contraire de Jacques : l’animal à l’état brut. Petit, velu, teigneux, alourdi (au sens propre) par les nombreuses soirées de débauche auxquelles il se livre environ douze fois par mois, si ce n’est quatre à cinq fois par semaine en cas de disette sexuelle, il a le même âge que moi mais, à la différence, il peut être aussi têtu qu’une mule lorsqu’il picole, c’est le moins que l’on puisse dire. Ensuite, vous l’aurez forcément compris, l’engouement qu’il suscite auprès des jeunes filles de son âge n’est pas terrible. Déjà, à l’époque où je l’ai connu – le jour de ses dix-sept ans – il n’avait qu’une seule idée en tête : se taper une fille. Une seule fille ! Au risque d’être sommaire ou d’un raisonnement proche d’un videur, disons qu’il y a ceux qui sont nés sous l’étoile de la misère sexuelle (ce que l’on surnomme à tort les paresseux), et ceux qui se tapent tout ce qu'ils veulent (appelés communément et vulgairement les baiseurs : de classe Jacques) Pour les uns le sexe est une bénédiction. Pour les autres, c’est une malédiction. Et c’est bien là tout le fond du problème. "

Enfin, et non des moindres, le personnage charismatique du roman, dont le nom reviendra dans bien des chapitres, est celui de Rodolphe. Il s’agit non pas d’un humain mais d’un vieux matou pour qui Grégoire a beaucoup d’estime et de compassion. 

Extrait :

"Avec Rodolphe, mon chat, nous avions dépassé les conversations les plus élémentaires ; cela faisait depuis belle lurette qu’il m’admirait et que moi, en retour, je le dorlotais et lui préparais de bons petits plats. Nous en étions au stade d’une complicité réciproque et bienveillante, telle qu’un vieux couple peut en avoir au bout de dix ans de vie commune. D’un seul regard, nous arrivions à nous comprendre et à nous prouver notre attachement mutuel. Nous faisions tout ce qu’il est humainement possible de faire pour coexister dans la plus parfaite harmonie dans un environnement restreint et, à force de nous côtoyer, nous étions devenus mimétiques. Je lui ai transmis la chaleur humaine mais aussi tout mon amour pour les bêtes."

Marc Duboisé.

Par Duboisé
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Mercredi 3 janvier 2007

Grégoire : la pièce maîtresse.

  

Il me semblait impossible, dans l’idée que je me faisais de ce livre, que le lecteur n'incarne pas le personnage principal afin de mieux cerner son caractère et sa personnalité, et bien sûr tout ce qu'il pense.

C’est la raison pour laquelle j’ai écrit tout le livre à la première personne et au présent.

Grégoire, 20 ans, bien que généreux et malin, étudiant en chimie, a une approche assez simple de la vie. Une vie non pas naïve mais insouciante comme peut l’avoir un jeune de son âge ; attitude un peu exacerbée toutefois.

Son principal trait de caractère reste cependant la moquerie, utilisant à loisir l’ironie et la répartie caustique lorsqu'il se retrouve en compagnie.

Un exemple relève bien cet état d’esprit, à la fin du 3ème chapitre, après s’être foutu d’un de ses meilleurs potes à la fin d'un apéro :

"  Je tends l’oreille, il me dit avec son air vicelard : «T’es quand même un sacré enfoiré. »

     Et il ajoute sur le même ton hypocrite : « On te l’a déjà dit, j’espère ? »

    Je ronronne à la manière de Rodolphe quand je lui gratte le ventre.

   J’adore lorsqu’on me traite d’enfoiré."

Marc Duboisé.

Par Duboisé
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Jeudi 4 janvier 2007

Les sujets traités abordent donc des thèmes propres aux jeunes. J’ai structuré le livre en 18 chapitres plus ou moins longs.

Quasiment tous ces chapitres correspondent à des discussions entre plusieurs personnages dans un lieu particulier et toujours avec un nombre fixe d’intervenants à la manière de sketchs ou de pièces de théâtre découpées en actes.

Pour résumer le livre, tout tourne autour d’une bande de jeunes hommes de 18 à 24 ans, le plus souvent étudiants, qui ne se soucient que d'une chose au détriment de leurs études : sortir le soir et brancher de la donzelle.

L’action se déroule dans le sud de la France, à Nice. Le quartier du Vieux Nice est en effet un endroit très vivant et accueillant, propice aux sorties nocturnes et aux rencontres.

Un extrait du 1er chapitre résume bien l’esprit de chacun des personnages masculins, dont celui du narrateur :

« Je pourrais le rejoindre au centre de la piste mais ce soir il y a trop de rythmes, de chaleur, de sueur, de monde, de pieds. Et j’exécute mes envies : je remonte dare-dare vers le comptoir en cognant fort, parant au plus pressé : la drague en milieu climatisé. »

 

Marc Duboisé.

 

 

 

Ruelle du "Vieux"

(MD)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Duboisé
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Vendredi 5 janvier 2007

Sans doute, avant d’écrire ce roman, une lassitude galopante s’était emparée de moi. Les programmes télévisuels, les séries ou les films du dimanche soir ne suscitaient plus en moi qu’un quelconque intérêt, ne sachant plus trop si cette torpeur provenait de moi ou bien du déclin de la programmation et de mes envies.

Déçu de ne trouver qu’une littérature décidément trop loin de mes goûts, j’ai donc voulu écrire un roman humoristique avec un style bien particulier, très proche de la jeunesse européenne et destiné à une tranche d’âge peu décrite : ceux et celles atteignant la bonne vingtaine. Peut-être, aussi, je souhaitais m’attirer les bonnes grâces de ces jeunes (dont je faisais parti il n’y a pas si longtemps) et de leur sympathie. Telle aura été ma démarche, quelque soient les passages, au cours des trois quarts de ce roman. Et, en travaillant mes notes, mon but, outre de divertir et d’amener le rire après un sourire, était d’atteindre une langue française neuve, moderne et simple.

Cette œuvre n’a donc pas d’autre ambition que d’amener le lecteur à rire !

Espérons, seulement, que nous avons le même sens de l’humour et la même ouverture.

Marc Duboisé.

Par Duboisé
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